Pour un redimensionnement de l’action syndicale Un atelier pour échanger, analyser les conditions de vie et de travail au Togo sous l’égide du SYNPHOT

Pour un redimensionnement de l’action syndicale  Un atelier pour échanger, analyser les conditions de vie et de travail au Togo sous l’égide du SYNPHOT

Le 1er mai prochain, sera célébrée, à travers le monde, la journée internationale des travailleuses et travailleurs. En prélude à l’événement et dans le souci de promouvoir un travail décent, la stabilité et la paix sociale dans le pays, le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), avec l’appui de la Synergie des travailleurs du Togo et d’autres organisations syndicales, a initié un atelier de réflexion de trois jours.

Au cours de cet atelier, les participants vont échanger, analyser les conditions de travail et de vie des travailleurs togolais, et interroger le cadre juridique actuel, en particulier le Code du travail.

« Il s’agit de voir ce que le Code du travail nous apporte aujourd’hui, d’identifier ses forces et ses faiblesses, et de déterminer ce qu’il convient de réviser, à la lumière des normes internationales du travail du BIT », a déclaré Dr Gilbert Tsolenyanu, Secrétaire général du SYNPHOT.

 « On ne peut prétendre avoir des droits sans accomplir ses devoirs. La syndicalisation est fondamentale. On ne peut défendre ses droits si l’on n’est pas enrôlé dans un syndicat qui vous protège et vous permet de les acquérir », a insisté Gilbert Tsolenyanu, démontrant l’importance pour chaque travailleur d’adhérer à une organisation syndicale et d’exiger de ses leaders des réponses effectives à ses préoccupations.

Pour le responsable syndical, « C’est une manière d’innover par des réflexions stratégiques pour construire une dynamique nouvelle, où l’action syndicale aura des impacts concrets grâce à l’adhésion réelle des travailleurs ».

Compte tenu de l’importance de la thématique au programme de l’atelier, les organisateurs ont fait appel à un expert international et un consultant local, ainsi que des professeurs d’université spécialisés en droit social et droit du travail, tous des panélistes de haut niveau.

« Nous aurons à faire une analyse des textes et de leurs applications, à répondre aux questions, à montrer les avancées du code et les possibles améliorations du code du travail togolais et à la lumière des normes internationales, notamment les normes de l’OIT et comment participer à un droit du travail qui promeut plus de liberté et plus de travail décent, comment améliorer les conditions de travail. Donc l’idée, c’est de montrer vraiment que le code du travail de deux-mille-vingt-et-un a apporté des évolutions significatives et positives et de voir comment contribuer tous ensemble à ce que à certains égards, le code puisse être amélioré pour que l’objectif commune des tripartite à la relation de travail puisse permettre un développement durable », a indiqué Prof Éfoué DOSSEY-ANYRON, Spécialiste du droit du travail et consultant sur l’atelier.

Quel est l’état du syndicalisme togolais aujourd’hui ? C’est l’une des questions centrales auxquelles les participants seront confrontés au cours de cette rencontre qui s’annonce riche en instruction et connaissance. Un diagnostic sera posé durant ces trois jours, afin de dégager des pistes pour un syndicalisme plus offensif, responsable et porteur de paix sociale, selon les organisateurs.

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