Après la grâce présidentielle accordée à l’ancien Premier ministre, Succès Masra par le président Mahamat Idriss Déby Itno, vendredi 14 août 2026, l’opposant a adressé un message à ses partisans, appelant à la réconciliation et à poursuivre le combat politique.
Détenu près de 455 jours, le leader des
Transformateurs a été accueilli avec faste au siège de son parti, dans le 7e
arrondissement de N’Djaména, par des militants et les responsables de son parti
politique.
L’opposant Succès Masra a considéré sa libération comme
« une grâce divine ». Toutefois, il a remercié l’initiative du chef
de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno. « Si aujourd’hui je suis
libre pour vous servir, c’est une grâce. Nous devons rendre grâce à Dieu »,
a-t- il déclaré.
Succès Masra a également réfuté toutes les accusations
et clamé son innocence dans l’affaire de Mandakao, affirmant que le président
Déby Itno pourrait prendre une décision pour le garder en détention. « Sachant que je suis innocent, il
pouvait fermer son cœur et me laisser passer des années en prison ».
C’est dans cette optique qu’il a appelé à la
réconciliation et prôné la paix. « Un adversaire politique n’est pas un ennemi
et pour la stabilité politique de notre pays dans laquelle nous sommes, pour l’unité
de notre pays, pour laquelle nous sommes, pour la paix dans ce pays, dans
laquelle nous sommes, il nous faut le pardon, il nous faut la réconciliation »
a –t-il ajouté.
Pour l’analyste politique, Eric Topona, cette grâce
présidentielle participe à une dynamique de décrispation du climat politique
nationale. Il aperçoit cette mesure comme une main tendue à l’opposition pour
vu qu’elle soit sincère. Il a poursuivi en exhortant les autorités à adopter
une loi d’amnistie qui permettrait à toutes les personnes condamnées de
recouvrer tout leur droit civique et politique.
Dès l’annonce de la grâce présidentielle, l’avocat de
Masra, Me Saïd Larifou, a salué la décision du chef de l’Etat en la qualifiant
d'acte d'apaisement politique, tout en privilégiant la voix du dialogue
politique axée sur la réconciliation nationale.
Succès Masra avait été condamné en août 2025 à 20 ans
de prison pour incitation à la haine, xénophobie et incitation aux massacres. Il
était contraint à verser une amende d’un milliard FCFA dans le dossier des
violences de Mandakao. L’opposant farouche a passé 455 jours en détention avant
d’être gracié par le président de la République.
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