Le président John Mahama a officiellement annoncé l’organisation d’un referendum l’année prochaine, sur divers amendements proposés pour la Constitution de 1992, notamment le prolongement du mandat présidentiel de quatre à cinq ans, l’abaissement à 35 ans de l’âge minimum pour briguer la magistrature suprême entre autres. En outre, plusieurs décisions ont été également prises en faveur des réformes de la gouvernance.
La consultation nationale sur la révision
constitutionnelle se tiendra conjointement avec les élections des assemblées de
district de 2027. De ce fait, les Ghanéens iront aux urnes pour choisir les
membres de l’Assemblée de district et se prononcer sur les changements proposés pour
la Constitution de 1992.
« Nous
souhaitons donc ajouter le référendum aux élections de l’Assemblée de district
l’année prochaine. L’année prochaine, outre le vote pour vos députés, vous
serez également appelés à voter sur les amendements constitutionnels », a
souligné le président John Mahama.
Selon le président, l’exécutif examinera les
amendements qui feront objet d’approbation des députés et ceux qui seront soumis
à un référendum.
Cette réforme majeure envisage l’allongement du mandat
du président de quatre à cinq et celui des députés. Cette décision s’explique
par le fait d’accorder un temps nécessaire au pouvoir en place pour réaliser
son programme et assurer conséquemment la continuité de sa politique.
La révision prévoit également d’abaisser l’âge minimum
requis pour briguer la magistrature suprême, de 40 à 35 ans. Une mesure qui vise
à permettre à la nouvelle génération de participer aux échéances politiques
afin d’enraciner la démocratie dans le pays.
Toutefois, John Mahama, a fait savoir qu’un comité
sera mis en place pour mener des réflexions sur l’application de la réforme
constitutionnelle. Il examinera la position du gouvernement et les recommandations
issues des rapports de la Commission de révision constitutionnelle.
En dehors de cette annonce, le gouvernement a décidé de
moderniser l’armée nationale à travers des initiatives axées sur la nouvelle
technologie. Il a également renforcé les liens stratégiques et sécuritaires
entre certains pays africains et l'Inde.
Face à la recrudescence de la cybercriminalité, les
autorités ont pris l’engagement de lutter efficacement contre ce phénomène qui
a pris de l’ampleur ces dernières années.
Par ailleurs, les autorités ont détaillé un plan
d'action national visant à éliminer la mortalité maternelle sur toute l’étendue
du territoire et éradiquer le mariage des enfants d'ici 2030.
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