La chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Gao a tenu la première session du 6 au 8 octobre 2026. Au terme des audiences, trois condamnations à mort, une peine de réclusion criminelle à perpétuité et trois acquittements ont été prononcés. Cette session a été présidée par le président de ladite institution, Gaoussou Sanogo, en présence du procureur de la République, Mahamadou Coulibaly, ainsi que des représentants du ministère public et de l’Ordre des avocats.
Au total, neuf affaires ont été examinées au cours de cette première session engageant onze accusés. Selon le bilan de l’Agence malienne de presse (AMAP) publié vendredi, le président du Tribunal de la grande instance a prononcé trois condamnations à mort, une peine de réclusion criminelle à perpétuité et trois acquittements.
Les dossiers portaient sur deux assassinats, un
meurtre, deux affaires de coups mortels, un viol et trois affaires d’atteintes
sexuelles sur mineurs, qualifiées de « pédophilie » impliquant onze prévenus.
A l’issue des audiences, trois personnes ont été
remises en liberté alors que les autres accusés ont été condamnés à des peines
allant de dix ans de réclusion criminelle à la peine capitale.
Pour les responsables judiciaires locaux, le procès s’est
déroulé de façon équitable, tout en respectant le principe des débats contradictoires
ainsi que des droits de la défense.
Par ailleurs, l’objectif de cette première session
vise à rapprocher la justice criminelle des populations et à limiter les mouvements
vers d’autres juridictions.
Il faut rappeler que la peine de mort est inscrite
dans le Code pénal malien adopté en décembre 2024. Toutefois, elle est prévue
pour certains assassinats et plusieurs infractions graves causant la mort.
Mais force est de constater que le Mali observe un
moratoire sur les exécutions depuis le 21 août 1980. C’est dans ce sens que, Amnesty
International a classé le pays parmi les États abolitionnistes de facto. Bien que
le Mali maintient la peine de mort dans sa législation, il n’a pas procédé à
aucune exécution depuis des années.
En 2026, le nombre de pays classés dans cette
catégorie varie entre 23 et 42 Etats selon les méthodologies strictes des
organisations comme l’ONU ou Amnesty International.
Source : Apanews
Soyez le premier à commenter !
Partagez votre avis sur cet article.