L'alternance à la tête des partis politiques est devenue une équation à plusieurs inconnues dans plusieurs pays en Afrique et dans le monde. Habituellement, les dirigeants ou les chefs à la direction des formations politiques, dans l’opposition ou les partis au pouvoir se maintiennent ad vitam aeternam sans être changé. Une situation qui entrave les principes fondamentaux de la démocratie.
C’est un fait qui est légion surtout en Afrique, un
peu rare en Occident. Malgré que la plupart de ces pays clament haut et fort
qu’ils pratiquent la démocratie. Alors que l'alternance à la tête des partis
est souvent perçue comme un indicateur de la santé démocratique d'une organisation,
permettant l'émergence de nouvelles idées et de nouvelles générations de
responsables.
Aujourd’hui, de nombreux pays en Afrique notamment en Côte
d’Ivoire, au Benin, au Ghana, au Togo souffrent d'un manque de changement de
leurs leaders. Les fondateurs historiques des partis politiques restant à leur
poste durant des décennies.
Au Togo, sur l’ensemble de la centaine et plus, de
partis politiques installés, seuls 6 (l'ADDI, le CAR, la CDPA, la CPP, le NET et
le PDP) ont connu une véritable alternance à leur direction depuis leur
création. Des leaders historiques, comme Jean-Pierre Fabre à la tête de l'ANC,
continuent de marquer la vie politique nationale en revendiquant le combat pour
l'alternance politique.
Au Rwanda, au Congo-Brazzaville, en RDC etc., ce
principe, inscrit au cœur des Constitutions, est désormais remis en cause par
des chefs d’État et leur entourage qui invoquent le plus souvent le primat de
la « souveraineté internationale » pour résister à ce qui est considéré comme
un oukase inacceptable.
Toutefois, les responsables politiques doivent faire des
efforts pour alterner à la tête de leur parti politique. Le renouvèlement des
instances dirigeantes ne suffit pas. Le fait de durer à la direction des partis
politiques poussent ces leaders, une fois accédé au pouvoir, les pousse à
sombrer à la tentation de modifier les constitutions pour s’éterniser.
Il urge que ces figures politiques prennent de la
hauteur en limitant leur mandat au sein des partis afin de faire la promotion
des jeunes.
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