Une première vague de 300 ressortissants ghanéens a quitté l’Afrique du Sud le mercredi 27 mai 2026, dans une atmosphère de tension xénophobe et anti- immigration. Ces rapatriés ont été accueillis dans une ambiance triomphale, à Accra par le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa.
C’était vers 3 heures du matin (01h 00
GMT), que des hommes, des femmes et des enfants ont rejoint l’aéroport international
OR Tambo de Johannesburg à bord de plusieurs bus mis à la disposition par
l’ambassade du Ghana. Pour s'assurer du bon déroulement du processus de
départ, le Haut-Commissaire du Ghana a suivi le groupe durant des formalités
d’embarquement.
Selon le chef de la diplomatie ghanéenne,
un premier groupe d’environ 300 personnes sont évacuées de l’Afrique du Sud sur
les 800 citoyens inscrits dans le programme de rapatriement lancé par les
autorités suite aux regains de violences visant les étrangers dans ce pays.
Le bonheur des ghanéens partout dans le monde étant
une priorité pour l’Etat, les autorités ont annoncé offrir aux personnes
évacuées d’Afrique du Sud une aide financière pour leur réintégration et un
soutien psycho-social. « Où que se
trouvent les Ghanéens, nous veillerons à ce que vous soyez protégés »,
a confirmé Samuel Okudzeto Ablakwa. Toutefois, il a rassuré ces compatriotes
qu’ils seront soutenus par l’Etat dans toutes les circonstances. « Si vous malmenez des Ghanéens n’importe où
dans le monde, en pensant qu’ils sont orphelins ou que personne ne se soucie
d’eux, vous faites erreur », a -t-il ajouté.
Cette opération d’évacuation intervient suite
à
la vidéo virale sur les réseaux sociaux, montrant un citoyen ghanéen, harcelé
et intimidé par un groupe anti-immigration dénommé « March and March ». Un évènement qui avait
entraîné une tension diplomatique entre Accra et Pretoria. Quelques temps après
cet incident, le Ghana a rapatrié son ressortissant, Emmanuel Akowuah Asamoah
accompagné du haut-commissaire, Benjamin Anani Quashie.
Pour
l’heure, ce mouvement a donné un nouvel ultimatum fixé au 30 juin prochain réclamant
le départ des étrangers en situation irrégulière, une situation redoutée pour un
potentiel vague de violences xénophobes.
Selon l’agence des statistiques, plus de trois
millions d’étrangers vivent en Afrique du Sud, soit 5,1% de la population dont 25
000 Ghanéens.
Le gouvernement sud-africain a condamné les actes de
violences illégales qui s’accentuent dans le pays, tout en exhortant les
citoyens à respecter la loi qui régit les manifestations contre l’immigration
clandestine.
Il est évident de rappeler que le Ghana a adressé une
demande au président de la Commission de l’Union africaine, sur la gravité de
la situation, pour que le sujet soit inscrit à l’ordre du jour lors de la
Huitième réunion de coordination de l’organisation panafricaine, prévue du 24
au 27 juin 2026 à El Alamein, en Égypte.
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