Après l’annonce du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi de révision de la constitution, les députés de la mouvance présidentielle ont introduit à la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ), une proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo, le mercredi 27 mai 2026. Du coup, les députés de l’opposition ont quitté la plénière et dans la foulée, la coalition C 64 a appelé la population à observer à une journée ville morte pour protester contre cette loi.
Ce texte porté par le député Paul-Gaspard Ngondankoy,
élu de la majorité parlementaire vise à définir les modalités d’organisation d’un
référendum notamment les conditions de convocation scrutin et les procédures de
validation.
Selon le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji
Sangara, les députés ne peuvent pas se prononcer sur ce projet de loi sans
approuver les conclusions du rapport. La Commission Politique, Administrative
et Juridique (PAJ) a de deux jours, pour examiner et apporter des amendements. C’est
suite à cela que les députés vont adopter cette proposition de loi. « Nous
pouvons donc nous prononcer quant à l’approbation des conclusions de notre
rapport. Au vu du résultat du vote, l’Assemblée plénière approuve les
conclusions du rapport de la commission politique, administrative et juridique
relatif à l’examen de la proposition de loi fixant les conditions
d’organisation du référendum en République démocratique du Congo, moyennant
amendements », a –t-il
souligné.
La session a été très mouvementée suivie de débats
houleux sur la question relative à la composition de l’Assemblée constituante. Mais
grâce à l’intervention du président de l’Assemblée nationale, les deux camps se
sont entendus sur les termes de références de cette Assemblée constituante, qui
sera composée des députés et des sénateurs et dissoute après les travaux,
laissant la place aux deux chambres du Parlement.
C’est dans cette atmosphère que le député de l’opposition
du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi Chapwe, a quitté la salle
avant le vote pour dénoncer ce qu’il considère comme une tentative de
contournement de l’article 220 de la constitution. Cet article est considéré
comme un verrou constitutionnel, car il protège la durée ainsi que la
limitation du nombre de mandat.
Le président du groupe parlementaire Ensemble et Alliés, Christian Mwando, a, quant à lui, regretté la présence de ce sujet à l’ordre du jour de cette plénière dans un contexte sécuritaire alarmant. Il a ensuite annoncé son retrait des travaux de la plénière. « Je prends la parole par motion d’information afin de signifier à l’auguste Assemblée la suspension de la participation de notre groupe parlementaire Ensemble, seul groupe parlementaire de l’opposition dans cette législature, aux travaux sur la proposition de loi relative au référendum, ainsi que notre retrait de la séance plénière de ce jour», a –t-il déclaré.
C’est dans la même veine que le député de Moba
(Tanganyika), a qualifié d’« inconcevable » le sujet de référendum au moment où certaines parties du pays sont occupées par les groupes M23.
C’est dans cette dynamique que plusieurs
leaders des partis politiques réunis au sein de la coalition C 64 appellent
à une journée « ville morte » le mercredi 3 juin 2026, pour contester
cette démarche de l’Assemblée nationale qu’ils qualifient de violation de la
constitution.
Agé de 62 ans, le président Félix Tshisekedi
est au pouvoir depuis 2019 et son 2e mandat de 5 ans arrive au terme
en 2028.
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